Passi: la tentation de briser des barrières

1997 fût une année charnière pour le rap français. Suite à un revirement éditorial complet, Skyrock lui offre alors une exposition médiatique d’une ampleur nouvelle, nationale, pour la première fois. Conjoncture idéale pour que le Secteur Ä aille à la rencontre du succès commercial, en déployant un à un ses artistes. Après la Première Consultation de Doc Gynéco, Passi va sortir un album dont plusieurs titres connaîtront une haute rotation sur la bande FM. En un mois, Les Tentations vont être certifiées disque d’or, puis de platine après sept mois dans les bacs (pour rappel, les standards de l’époque étaient de 100 000 pour l’or et 400 000 pour le platine). Entre l’image sulfureuse de Ministère A.M.E.R., ses albums solos, son rôle de producteur et de précurseur de l’afro-rap avec Bisso Na Bisso, le rappeur originaire de Sarcelles a déjà connu plusieurs vies dans la musique.

À la veille d’une réédition et d’une tournée célébrant les 20 ans des Tentations – et dont le point d’orgue sera un concert parisien à La Cigale le 9 février – nous rencontrons le « double S » dans un hôtel parisien. En préambule, il nous confie travailler avec Stomy à l’écriture du scénario d’un biopic consacré à Ministère A.M.E.R.. Quoi de plus logique pour un groupe qui, à bien y regarder, fût un peu notre N.W.A. à nous. En attendant d’avoir des nouvelles plus précises de ce beau projet, nous avons discuté avec lui de la place des Tentations dans sa carrière, mais aussi de son activité de producteur et de l’évolution de l’industrie en France.

La suite est à lire ici, chez Yard.

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Sopico, avec du souffle et des cordes

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Crédits photo: Antoine OTT

A 23 ans, Sopico est un artiste en pleine évolution, dont l’inspiration a tendance à fuser dans tous les sens, un peu comme la lave décrite dans son morceau Volcano. Tandis qu’il s’apprêtait à monter sur scène dans le cadre du MaMa Festival, nous l’avons rencontré. Attablé à une terrasse sur le boulevard de Clichy, il est temps d’en savoir un peu plus sur ce jeune gars du 18ème arrondissement de Paris. Alors qu’il a attiré l’attention avec le très bon MOJO sorti en 2016, il travaille sérieusement sur la suite, un autre long projet attendu pour janvier prochain.

La suite est à lire ici, chez Booska-p

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L’OR DU COMMUN: « C’EST UNE DISCIPLINE DANS LAQUELLE ON APPREND À SE CONNAÎTRE À FOND »

(crédits photo: Antoine OTT)

L’Or du Commun est un groupe belge qui monte doucement. Un peu moins exposés que d’autres transfuges du plat pays – comme par exemple Roméo Elvis à qui ils ont mis le pied à l’étrier – ils proposent un rap gorgé de bonnes vibrations, avec une vibe à la fois énergique et relaxante. Après deux premiers projets – L’Origine en 2013 et L’Odyssée en 2015 – ils ont sorti Zeppelin en mai dernier, opus sur lequel les bruxellois ont clairement franchi un cap, avec l’apport d’un seul beatmaker ayant réalisé l’ensemble des productions, le lyonnais Vax-1. C’est dans les loges étroites du Folie’s Pigalle, à Paris, que nous les retrouvons, avant leur participation à un concert aux côtés de Krisy, Hamza et Isha. Une affiche 100% belge dans la capitale, beau symbole de la croissance exponentielle affichée par le rap belge depuis quelques années. Un plateau qui va attirer une affluence dépassant une organisation ayant peut-être sous-estimé l’engouement autour de ces artistes, et qui aura du mal à faire entrer tout le monde – les pass donnant accès de manière indifférenciée à d’autres concerts programmés en même temps dans d’autres salles. Les trois rappeurs dégagent une belle sérénité quant à la manière dont ils conduisent leur évolution artistique, et savent clairement défendre leur truc, sans trop regarder sur les côtés.

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Hamza, l’esthète qui surfe sa vibe

Crédits photo: Antoine OTT

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(ci-dessus: Hamza et Nico Bellagio)

Avec son dernier projet, le Belge surfe sur sa propre vague avec un certain talent. Booska-P l’a rencontré pour en savoir plus sur le très attendu 1994.

En 2017, il faut bien se rendre à l’évidence : si on aura toujours envie de revendiquer la France au rap français, le rap en français est désormais aussi riche en dehors de l’hexagone qu’à l’intérieur. Dans tout ça, le rap belge n’y est pas pour rien, et parmi ses acteurs figure en bonne place Hamza. A quelques jours de la sortie de son sixième projet nommé 1994, nous sommes allés à sa rencontre dans les locaux de Warner France, nouveau partenaire de poids pour son aventure. Après avoir sorti ses précédents projets en totale indépendance, le deal signé avec la major lui permet de se projeter vers la suite.

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Joey le Soldat: « le futur du rap mondial c’est le rap africain »

Originaire du « pays des hommes intègres », Joey le soldat est un rappeur tout juste trentenaire, qui apporte un peu de fraîcheur à notre oreille. Alors qu’il débute une tournée européenne passant par l’hexagone mais aussi par l’Espagne, la Belgique et la Hollande, je suis allé à sa rencontre, pendant son passage dans la capitale. Echanges autour de son rap, clairement ancré dans son contexte social de fabrication. 

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Joey le Soldat 2017 Photo Presse 1 © Florent Mazzoleni

Lettre à MC Solaar

En prenant de l’âge, le rap français, cet univers impitoyable, voit s’écouler des destinées très diverses. Il y a ces rappeurs qu’on oublie, ceux dont on se dit « ok pour un dernier tour de piste », et ceux sur la trajectoire desquels on n’a pas fini de s’interroger. Claude M’Barali fait partie de ces derniers, un MC à part dans l’histoire du rap français, capable de placer le mot « antépénultième » dans un morceau possee-cut, avec le plus grand des styles. Alors que le 3 novembre prochain, MC Solaar s’apprête à sortir Géopoétique, son premier album depuis dix ans, nous avons voulu nous adresser à lui. Une lettre écrite par une sorte de Stan bienveillant, dont la psychothérapie aurait été couronnée de succès, et qui saurait enfin parler du seul vrai sujet qui compte avec l’idole de son enfance : la musique.  Si Claude MC ne nous doit rien, ce n’est pas une raison pour ne rien demander. Et puis, Laarso aime bien trop les mots pour les prendre au pied de la lettre.

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Avec ‘P’tit Con’, Le Bon Nob impose son style

« P’tit con« . Avec son rap sans artifices et tiré au cordeau capable d’arroser au large tout en visant juste, Le Bon Nob poursuit son chemin dans les sphères d’un rap français qui se partage entre initiés. Avec son album dont le titre interpelle autant qu’il prête à sourire, il a pourtant sorti l’une des bonnes surprises de ce début d’année. Séance de rattrapage avec une chronique en bonne et due forme.

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